Les exploitants agricoles relevant de l’impôt sur le revenu selon un régime réel peuvent réduire leur bénéfice imposable en pratiquant une « déduction pour épargne de précaution » (DEP), sous réserve d’inscrire sur un compte bancaire une somme au moins égale à 50 % du montant ainsi déduit. Le fonctionnement de la DEP La DEP peut être utilisée au cours des 10 exercices suivants pour faire face à des dépenses nécessitées par l’activité professionnelle. Sachant qu’elle est réintégrée au résultat de l’exercice au cours duquel elle est utilisée ou de l’exercice suivant. Cette réintégration peut être exonérée à hauteur de 30 % lorsque les sommes considérées sont utilisées dans certaines circonstances, à savoir en cas d’apparition d’un foyer de maladie animale ou végétale ou d’un incident environnemental, de perte de récoltes ou de cultures liée à un aléa climatique, de calamités agricoles ou d’un aléa économique. L’actualisation du plafond annuel La DEP est plafonnée, par exercice de 12 mois, en fonction du bénéfice imposable. Ce plafond a été actualisé pour la détermination des exercices clos à compter du 1
Plafond 2026 de la DEP en fonction du bénéfice
Bénéfice imposable (b)
Montant du plafond
b < 33 287 €
100 % du bénéfice
33 287 € ≤ b < 61 642 €
33 287 € + 30 % du bénéfice > 33 287 €
61 642 € ≤ b < 92 464 €
41 794 € + 20 % du bénéfice > 61 642 €
92 464 € ≤ b < 123 284 €
47 957 € + 10 % du bénéfice > 92 464 €
b ≥ 123 284 €
51 040 €
La DEP est également soumise à un plafond pluriannuel. En effet, la DEP déduite au titre d’un exercice ne peut pas excéder la différence entre 150 000 € (multiplié par le nombre d’associés exploitants, dans la limite de 4, pour les GAEC et les EARL imposables à l’impôt sur le revenu) et le montant des DEP pratiquées au titre des exercices antérieurs et non encore réintégrées au résultat.
Article publié le 25/08/2026 - © Les Echos Publishing