Les sociétés qui possèdent, directement ou indirectement, un ou plusieurs biens immobiliers (ou droits immobiliers) en France peuvent être redevables d’une taxe annuelle spécifique. Mais de nombreuses sociétés échappent à cette taxe, notamment celles qui, jusqu’à présent, prenaient, dans les 2 mois suivant la date d’acquisition de l’immeuble ou de la participation, l’engagement de communiquer à l’administration fiscale, sur sa demande, certaines informations concernant les immeubles qu’elles possèdent et les actionnaires, associés ou autres membres détenant plus de 1 % des actions, parts ou autres droits dans la société. La loi relative à la lutte contre les fraudes sociales et fiscales du 25 juin 2026 a supprimé cette possibilité de souscrire un simple engagement de communication pour bénéficier d’une exonération totale de la taxe. Désormais, cette exonération nécessite une déclaration annuelle. À ce titre, les sociétés doivent déclarer, au plus tard le 15 mai de chaque année, les informations autrefois soumises à l’engagement de communication, à savoir : Les sociétés concernées Par principe, toutes les sociétés sont soumises à cette taxe de 3 %. En sont toutefois exonérées les sociétés cotées, les sociétés qui ne sont pas à prépondérance immobilière ou encore celles dont la valeur des biens immobiliers situés en France est inférieure à 100 000 € ou dont la quote-part de détention est inférieure à 5 % de la valeur vénale de ces biens. Les sociétés civiles immobilières (SCI) peuvent donc être concernées par cette taxe. Cependant, ces dernières peuvent encore y échapper en respectant l’obligation déclarative désormais requise.
Article publié le 15/07/2026 - © Les Echos Publishing